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La Belle et la Bête : quand la fiction fantastique devient une réalité féerique

Dernière mise à jour : 17 août 2023

Dès les premières notes de l’orchestre qui joue en live, on sent les souvenirs d’enfance remonter à la surface et on se laisse transporter dans ce monde magique et merveilleux de la Belle et la Bête… Le dessin animé prend alors littéralement vie sur scène. C'est une incroyable immersion dans l’univers de Disney, les décors sont d’une fidélité majestueuse, tout comme les costumes, le fantastique et la féérie se retrouvent tant dans chaque détail que l’on a beau chercher un oubli, un petit truc qui ne va pas mais on ne trouve rien tellement tout est poussé à la perfection. Les voix sont littéralement bluffantes de ressemblance avec celles du dessin animé, on dirait que ce sont les doubleurs qui évoluent sur scène. Mieux encore, on a l’impression que les comédiens ont été réincarnés dans leur propre personnage… Belle la rêveuse qui dévore les livres avec un caractère bien affirmé, Gaston le séducteur-lourdeau-tas-de-muscles-sourire-Email-Diamant-toujours-aussi-agaçant qui fera tout pour épouser Belle, jusqu’à faire enfermer son père le Génie tel un Galilée que tout le monde croit fou, Lumière le chandelier littéralement chaud comme les braises qui charme tout le monde, BigBen le major d’homme horloge à la classe et l’humour anglais, Madame Samovar théière et son fils tasse Zip qui forment un duo touchant d’humanité malgré leur lente transformation en objets, la commode diva à la voix d’opéra, ou encore la Bête… qui évolue dans ses instincts de méchant sans coeur pour redevenir humain et découvrir les émotions… Tout y est.



On relit les pages du dessin animé avec délice, parfois effarement tellement on se met à murmurer les paroles des chansons qui resteront longtemps dans la tête… Exemples plusieurs jours après : « La tête ailleurs et ce p'tit air audacieux, D'un chat sauvage sous une ombrelle. Elle ne parle pas notre langage. Elle est toujours dans les nuages. C'est bien vrai qu'elle est étrange, Mademoiselle Belle ! » ou encore « C'est la fête, c'est la fête, Service garanti impec'. Mettez votre petite bavette chérie, et nous, On veille au reste. Plat du jour et hors-d'oeuvre, Ici, on sert à toute heure. Cuisine au beurre, c'est la meilleure, Et croyez-moi, je suis connaisseur ! Tout le monde chante, tout le monde danse, Oui, mam'selle, çà c'est la France ! » sans oublier «Chanson éternelle, au refrain fané, C'est vrai c'est étrange, de voir comme on change, sans même y penser...Tout comme les étoiles, s'éteignent en cachette, L'Histoire Eternelle, touche de son aile, La Belle et la Bête. »

L’originalité se trouve elle dans l’humour, liberté appréciée dans la mise en scène avec de nombreux jeux de mots, et grâce au rôle du Fou qui assure la touche clownesque du spectacle, le larbin de Gaston qui se mange coups sur coups toujours au son d’un coup de poing digne d’un cartoon et qui prendra sa revanche au moment le plus inattendu en cognant Gaston : aux saluts !!! Rires assurés. Le spectacle enchaîne les tableaux jusqu’au très attendu « C’est la fête »… c’est le passage féerique par excellence du dessin animé et tout aussi celui sur scène… La cadence est minutieusement respectée, les comédiens parés de mille feux investissent au fur et à mesure la scène pour finir en apothéose sur un tableau grandiose, tellement que le public applaudit comme à une fin de spectacle et on se lèverait presque pour saluer la performance qui a mis des étoiles plein les yeux et des sourires d’enfant plein les visages…

Le second acte se déroule sur le même ton que le premier, on oublie tout, on vit la Belle et la Bête pour de vrai. Madame Samovar offre une version enchanteresse de la chanson générique (bien mieux que l’original !), Gaston dévoile son côté obscur car au fond, la vraie Bête c’est lui, Belle se découvre amoureuse d’une créature qui n’en a plus que l’apparence et qui partage son amour des livres jusqu’à l’affrontement final qui révèle le véritable prince charmant… Sacrée prouesse car la transformation de la Bête en Prince se passe sur scène, caché par sa cape certes mais en un temps record… ! Deux heures de maquillage et de costume qui s’effacent en 30 secondes, épatant ! Un bien beau spectacle original dans son parti pris de récréer littéralement le dessin animé sur scène, des voix qui vont chercher des tonalités d’opéra qui se marient très bien avec les rôles, de l’humour à en pleurer, et des messages de morale qu’on lit autrement une fois que l’on est grand… Comme le attention « une femme qui pense » avec le stéréotype du macho imbu de lui-même qui rappelle le passé de la condition de la femme bonne à rester à la maison, le père de Belle, génie bafoué qui ici crée l’ancêtre de la voiture et rend hommage à ces grands noms que personne ne croyait en leurs temps, qu’il ne faut jamais se fier aux apparences et voir avec son cœur plutôt qu’avec ses yeux, que l’on peut changer à condition de le vouloir vraiment, que l’amour sublime l’humanité et inversement…

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